Les femmes beneficiaires du projet AGIR (Photo : Ketlain Difficile)
Une formation en leadership réunissant une soixantaine de femmes issues de plusieurs communes du département du Nord s’est tenue dans le cadre du projet AGIR (Alliance pour une Gouvernance Inclusive et Redevable). Cette initiative vise à renforcer les capacités des femmes et à encourager leur implication dans la vie publique et communautaire.
Les participantes provenaient notamment des communes de Plaine-du-Nord, Milot, Quartier-Morin, Acul-du-Nord, Limonade et Cap-Haïtien. La formation, organisée sur trois journées, aborde plusieurs thématiques liées au leadership féminin et à la participation citoyenne.
La première journée s’est déroulée le 5 mai dernier à l’Auberge Villa Cana autour de la concertation des femmes. La deuxième séance de travail a eu lieu ce jeudi dans les locaux de l’OGDNH et portait principalement sur le mouvement féministe ainsi que le leadership politique féminin.
Cette deuxième journée a été animée par la sociologue Rodelin Doly et la psychologue Moutchi Obas. Les échanges ont notamment porté sur la place des femmes dans la sphère politique et les moyens de favoriser leur participation active dans les espaces de décision.
Selon Mme Aline Sainsoivil, responsable régionale du projet AGIR, cette série de formations vise à aider les participantes à identifier le potentiel de leadership qu’elles possèdent déjà afin de mieux le développer et l’exercer au sein de leurs communautés.
Le projet AGIR est mis en œuvre par une alliance regroupant trois organisations partenaires : le CECI, l’AFASDA et l’OGDNH. Lancé en 2024, ce programme entend renforcer le leadership public et communautaire des femmes afin de favoriser une meilleure participation au développement de la zone métropolitaine du Cap-Haïtien.
Mme Sainsoivil a également confié que l’une des principales attentes autour de cette initiative est de créer une dynamique de concertation dans la région métropolitaine du Cap-Haïtien afin de promouvoir une prospérité partagée, le développement local et la justice sociale.
Le projet bénéficie du soutien financier du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF). Sa capitalisation est assurée par l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ainsi que le CHCL.