Les ministres Paul Antoine Bien-Aimé (Intérieur) et Joseph Almathe Pierre Louis (TPTC) à l’aéroport du Cap-Haïtien. (Photo : Ketlain Difficile / Radyokap)
Une importante délégation gouvernementale séjourne au Cap-Haïtien depuis le mercredi 29 avril 2026. Composée des ministres de l’Intérieur, de l’Environnement et des Travaux publics, cette mission vise à évaluer les besoins urgents de la population et à désamorcer les tensions qui paralysent la deuxième ville du pays.
Accueillis à l’aéroport international par la mairesse Angeline Bell et le délégué départemental du Nord, Marc Presumé, les membres de la délégation ont tenu un point de presse dès leur arrivée.
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, a précisé que le gouvernement entend intensifier ses interventions, notamment dans l’assainissement et la réhabilitation du tronçon routier reliant le Cap-Haïtien à Limbé. La gestion des canaux d’évacuation des eaux pluviales figure également au sommet de l’agenda. Selon le ministre, les fonds nécessaires seront mobilisés via le budget national.
De son côté, le ministre des Travaux publics, Joseph Almathe Pierre Louis a lancé un appel au calme. Tout en reconnaissant la légitimité des inquiétudes locales, il a exhorté les protestataires à libérer les voies pour permettre le passage des équipements du MTPTC nécessaires à la bonne exécution des travaux. Il a promis un renforcement du parc d’équipements et une collaboration accrue avec les entreprises de la région.
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a quant à lui assuré que les revendications ont été entendues, annonçant des interventions dès la soirée du 29 avril.
Cette visite intervient alors que le Cap-Haïtien est le théâtre de vives mobilisations depuis le 27 avril, lancées initialement à Vertières pour dénoncer la dégradation de l’environnement et du réseau routier.
Ce jeudi 30 avril, la situation reste précaire : plusieurs axes routiers sont toujours obstrués par des barricades. La circulation demeure paralysée et des jets de tessons de bouteilles ont été signalés dans plusieurs quartiers, témoignant de la persistance de la colère populaire malgré la présence des autorités.